lundi 24 février 2014

CHARLES ATEBA EYENE, A TOI LE MILITANT DU RDPC DONT LA FOUGUE AURA IRRADIE LE CAMEROUN DE SES DERNIÈRES ANNÉES !!! par Adrien Macaire Lemdja

Aucun autre décès au Cameroun n’aura fait couler autant d’encre ni engendré autant d’inflation de posts dans un forum comme LCCLC « Le Cameroun C’est Le Cameroun ». Cela témoigne sans doute d’une personnalité qui avait déjà épousé notre paysage sociétal et surtout cathodique.
Oui Charles, ton départ précipité et inattendu à notre goût suscitera autant de regrets sincères que de larmes de crocodile. En effet, ton franc-parler avait tétanisé plus d’un de tes camarades de parti, habitué à la langue de bois, à une certaine idée de la discipline du parti voire à une pensée unique révolue dans une société en pleine mutation comme la nôtre.
Que ne diront-ils pas dans leurs déclarations funèbres ? Dans l’au-delà et sur le chemin qui te mène en ce moment dans ton shéol, tu seras surpris par la teneur de leurs différentes oraisons funèbres, des lauriers qu’ils tresseront à ton endroit. Les mêmes qui te brocardaient hier de ton vivant, qui préconisaient ton internement au centre Jamot pour folie revendiqueront demain ton héritage.
Nous n’étions pas d’accord sur tous les points mais force est de reconnaître que tu avais des convictions et surtout que tu incarnais, par le courage de tes opinions, le militantisme dont se prévalaient les premiers cadres des deux partis ancêtres l’UC et l’UNC du tien le RDPC. Un militantisme dépouillé des oripeaux d’orgies alimentaires et de beuveries, d’un bénouisme cher aux laudateurs, thuriféraires, mus davantage par leurs intérêts personnels que par ceux de votre parti et encore moins du pays qu’ils prétendent servir.
Oui un militantisme qui n’exclut pas la critique, l’autocritique car esprit sain, tu savais sans doute que la critique est le génie de la perfection. Dommage que les tiens ne le percevaient pas ainsi et te considéraient comme un aigri.
Tu t’en es allé, ton corps avec mais ton esprit planera encore longtemps dans le paysage et inspira sans doute, nous l’espérons, les plus jeunes en manque de repères et de références.

On (le destin ou le sort) aurait voulu couper l’herbe sous les pieds de cette jeunesse qui revendique sa place dans la gouvernance de notre pays que l’on ne se serait pas pris autrement. Le Seigneur ne ferme jamais complètement ses portes. Il n’abandonne jamais ses enfants. Il saura entrevoir d’autres pour ta famille éplorée à qui nous adressons nos sincères condoléances, à tes enfants orphelins aujourd’hui, avec la ferme conviction que ton passage assez éphémère sur cette terre camerounaise suscitera des générations spontanées de Charles Ateba Yene.
CE N’EST QU’UN AU REVOIR C.A.E. CHAPEAU L’ARTISTE. TU NOUS AS EU AU MOMENT OU NOUS NE NOUS Y ATTENDONS PAS.
 Adrien Macaire Lemdja

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